|
Objectifs
Modéliser les écoulements océaniques ou atmosphériques,
avec possibilité de stratification en densité et topographie.
Caractéristiques
| Diamètre |
14 m |
| hauteur disponible |
8 m |
| poids á vide des parties tournantes |
150 T |
| charge admissible |
180 T |
vitesse de rotation
-vitesse constante
-possibilité de programmation de la
vitesse |
0 à 3 tour/min dw/w 10-4 |
| Verticalité de l'axe de rotation |
3 10-6 rad |
Equipements
Construite en 1960, la plateforme tournante servit notamment á
l'étude d'impact pour le projet d'usine marémotrice des
Iles Chausey, près du Mt Saint Michel, à partir d'un modèle
réduit de la Manche au 1/50.000ième. Rénovée
en 1987, la plateforme supporte actuellement un bassin cylindrique de
13 m de diamètre et de 1,2 m de hauteur. Des cuves annexes
de grandes capacités permettent de réaliser des stratifications
multi-couches ou continue, en mélangeant saumure et eau pure par
une pompe volumétrique programmable. Le matériel de
mesure comporte, en particulier, vélocimètres ultra-sons,
profileurs et suiveurs d'interface à ultra-sons, visualisation
vidéo, trajectographie, traitement d'images, vélocimétrie
par corrélation d'images (PIV) (précision 1-2% sur les vitesses).
Une cuve tournante annexe de 2 m de diamètre permet
de vérifier la faisabilité des études prévues
sur la grande plaque et d'optimiser son utilisation.
Début 2003, une rénovation majeure de la
grande plateforme a été réalisée, avec mise
en place d'un grand portique support d'instrumentation, voir schéma
et photos
du montage. Ceci permet de libérer toute la surface de la cuve
en supprimant le pivot central. Ceci permet de plus d'augmenter le champ
de vue et de déplacer les cameras de façon motorisée,
améliorer la qualité de l'instrumentation par une meilleure
protection contre les parasites électriques, et de servir de support
à un rideau périphérique permettant de protéger
la surface libre du vent de rotation.
Méthodologie
Etude paramétrique (variation des différents paramètres
qui influencent à priori le phénomène
étudié afin de mesurer leur importance relative);
Mesures aussi précises que possible des courants, des dénivellations
de la surface libre ou des interfaces entre liquides de densités
légèrement différentes, des fluctuations de vitesses,
etc.;
Comparaison avec des mesures en mer et des modélisations analytiques
ou numériques.
Pourquoi une plaque
tournante aujourd'hui ?
De part ses caractéristiques (dimensions, période de rotation),
la plaque tournante de Grenoble permet d'atteindre une gamme de nombres
de Reynolds et de Rossby sans équivalent dans le monde. Autrement
dit, on peut reproduire les régimes à faible viscosité
et force de Coriolis importante, tout en negligeant la force
centrifuge. Ces régimes caractérisent notamment les courants
océaniques. De plus l'échelle de temps que l'on peut atteindre
rend possible des observations très longues (plusieurs heures),
permettant de réaliser de très bonnes mesures spatio-temporelles
du développement de certains types d'instabilités.
Si aujourd'hui les modèles numériques sont
très fiables dans la plupart des écoulements 2D, cela n'est
pas encore vrai pour les écoulements 3D. Comme dans notre laboratoire,
les écoulements relativement lents sont accessibles à
un système de mesures 3D par balayage de tranche laser, cela permet
de renforcer la complémentarité entre les modèles
numériques et physiques.
De plus , la plaque tournante de Grenoble engendre une
collaboration très fructueuse entre les pays de la CE dans le cadre
des Grands Instruments Européens. Elle permet aux chercheurs et
aux étudiants d'aborder les fluides géophysiques dans une
dimension proche de la nature, et son coté formateur ne doit pas
être négligé.
La plaque tournante est disponible
aux scientifiques Européens dans le cadre du Programme Improving
Human Research Potential . Pour plus d'informations, allez à
la page Major European
Research Infrastructure . |